Aujourd’hui je suis love. Je suis amour et paix les amis, j’ai envie d’embrasser tout le monde. Des papillons et des biches partout, qu’est ce que c’est chouette ! Venez avec moi, on va aller courir tout nu dans les champs, on fera la rondes en riant et en chantant un bon air de Didier Barbelivien, vous verrez ce sera bien ! Toi là, viens par ici. Pourquoi tu ne souries pas ? Tu n’es pas heureux ? Tu ne comprends pas la terre et les fleurs ? Tu ne les entends pas te demander de rire, de voler et de te libérer de tout ? Voila, c’est mieux ainsi, je préfère. Je vois ton bonheur à présent. Il faut savoir que tout ce qui nous entoure est joie, grâce et…
Dites vous ! Vous pourriez pas fermer votre gueule ? Je matte la télé là, y’en à marre de vos délires puériles sur la faune et la flore.
Voyons l’ami, pourquoi es tu aussi agressif ? Nous communiions, nous ne souhaitions pas te déranger.
Ouais, ben, je vous entends tous les jours, vous me faites chier. Je suis quelqu’un de poli et civilisé mais là trop c’est trop. Vous pouvez pas baiser la terre en silence ?
Calme toi l’ami.
Je suis pas ton pote connard ! Et puis remets ton froc ! Es ce que je me balade à poil dans mon jardin moi ? Es ce que les autres voisins le font ? Non ! Y’a des gosses en plus, dégueulasse.
Nous sommes comme la nature nous a mis au monde, il n’y a aucune honte à se déplacer le sexe au vent.
En même temps j’ai du mal à imaginer comment ta mère aurait pu te pondre avec un jean et un t-shirt « I love NY ». Si encore t’étais regardable ça pourrait faire frissonner ma femme, mais tu t’es vu ? On dirait un vieux travelos qui aurait oublier les bienfaits du savon, c’est roots ton odeur.
Remarque pertinente sur ma chère maman, c’est ainsi. Pour le reste effectivement, je ne me lave plus depuis 33 ans, je ne fais que me rincer à l’eau de pluie comme le faisait les ascètes jadis en Inde. Viens nous rejoindre.
Pour faire quoi ? Partouzer avec tes copains ? Fumer des pétards en dansant autour d’un feu ? Plutôt chier dans mon slip ! A vrai dire j’ai plutôt envie de vous balancer de la flotte avec mon tuyau d’arrosage. Histoire d’assainir un peu.
Tu es vulgaire mon frère, ne nous agresse pas avec ton eau traitée.
Je suis ton frère maintenant, mais bordel, je suis ni ton frangin, ni ta frangine, ni ton pote, ni ta pute, ni ta mère, je suis tous sauf ça.
Si tu l’es, nous sommes tous frères et sœurs.
Bon, tu veux que je descends te montrer les liens de fraternité qui nous lient ? Genre à grand coups de pompe dans le cul ? Je peux le faire ça, avec grand plaisir !
Quel est ton nom, aide moi à comprendre d’où viens ton mal être.
Alors c’est pas bien compliqué, je vais être clair et je ne le répéterai pas. Je veux pas discuter avec toi, je ne veux pas partager avec toi, je m’en branle de tes convictions florales, je me fous de tes délires psychédéliques. Je trouve très louche que tu te ballade la bite à l’air devant des enfants sous prétexte que c’est être naturel. Je trouve l’odeur de ce que tu fumes insupportable. Je trouve ça énervant de te retrouver tous les jours de la semaine au même endroit, sous ma fenêtre à prôner les bonheurs de la vie, glorifier les pâquerettes, adorer les nuages, pleurer quand il pleut. Tu me fait chier, j’ai bossé toute la journée, ma femme aussi, nos gamins font leurs devoirs, je veux la paix.
Ton âme est perdu l’ami, tu est un esclave du système, je te plains.
C’est moi qui te plains, l’utopie c’est pour les paumés. Je vis dans le même monde de merde que toi, mais j’ai décidé de l’affronter, pas de l’éviter. Ton trip c’est de penser que tout est pure et que l’homme ne peut pas atteindre un telle niveau de perfection. Vaste connerie. Si l’homme peut détruire, l’homme peut réparer, mais c’est ni toi ni moi qui changerons quoi que ce soit. Au lieu de monter la tête à tes potes défoncés et ces gamins qui comprennent pas pourquoi tonton à péter un plomb, tu ferais mieux de te trouver un taff, monter un partie politique, une milice, je sais pas moi, un truc d’activiste. Tu crois que tu vas changer le monde dans ton jardin ? Désolé, ça n’arrivera pas.
Non, tu te fourvoies mon ami…
Ta gueule !
-
-
Mots récents
-
Mots archivés
- octobre 2011 (8)
- septembre 2011 (2)
- août 2011 (2)
- juillet 2011 (6)
- juin 2011 (26)
-
Un peu plus
-
Liens
-
-
Ecoute
"Yes, It's Possible"
Sébastien Tellier -
-
Tous les Mots
- On se remet de tout
- Flash spécial
- En chantant Kumbaya
- Georgia
- Une petite fille perdue
- Tu l’as vu te sourire
- Un être humain
- Le club des étoiles
- J’ai besoin d’un signe
- Aujourd’hui tu te lèves
- Je suis le 16h
- Ce sont mes armes
- Ils vont m’abattre
- Le cadavre de trop
- Toujours le même casting
- Souffles tes bougies
- Pelote de laine
- Pleasure Minute
- Tampis pour Bambi
- Petit Louis
- Elle te plait ?
- Sa foi à la poubelle
- Une journée étrange
- Voisinage
- Attends la fin du film
- Un écureuil à Central Park
- Les feuilles dorment encore
- Perdition City
- Une journée sans et je plonge
- La vie est une boussole
- Avant de mourir
- Le tourbillon intégral
- Raymond
- Hétérosexuel de jour
- Le train N°17432
- Un monstre diabolique
- Sécheresse à Robstown
- Formule de courtoisie
- Les vagues de souvenirs
- La mascotte de l’université
- Un moment au square
- Les rêves c’est pour les enfants
- Déambulations nocturnes
- Missive perdue datée du 3 janvier 1921
-
Mots courants
adresse retour plaisir spectacle nom cheveu train homme sortie effet jour poil gamin rue mec journée soirée merci heure merde chien air parents ami rien voiture temps genre main université compte gens douleur matin fois bout bras monde année sens bateau vie problème cerveau téléphone tête gueule forme mot partie mal bouche personne bordel fenêtre porte moment état amour instant larme joie cours chose besoin espoir cas concert goût banc chambre maison ventre envie minute discussion femme idée type soir histoire mois question salle semaine lieu courage visage raison noir paix attente respiration nuit soleil herbe mur coup fond habitude regard voisin direction réveil champs souvenirs cliché chance existence midi chère permanence sentiment face quotidien souvenir événement bougie conscience fou putain cul cri rat baiser joints sac tranquillité école vacance fille racine fin perdition longue obligation souffle gages foutre jambe fric tripe accident trou pauvre passage cauchemar rêve cap point chute divorce journal petit bon bonheur blanche paris amis pipe corps guerre peur violence groupe tour bouleversement tendance chapeau quantité mémoire période odeur fuite Évidemment inégalité mort souffrance table intérêt choix angoisse phrase êtres art acte propos assoir pensée bureau jeu sorte manière lettre sujet colère livre magazine exemple travail silence esprit âme doute puits escalier pitié veille évidence prix étoile douceur millier plomb texte image doigt clochard solitude distance machine situation surprise dimanche million solution passé canapé portrait occasion planète société apparence fauteuil bière action vitesse
