6h00, sortie du métro, j’ai un goût atroce dans ma bouche, je sais pas on dirait qu’une bestiole est venue y crever, et ça fait un bout de temps qu’elle y est.
Station Opéra, j’aime bien être seul dans les rues de Paris, pendant un court laps de temps, y’a comme un air d’espoir. A cette heure ci c’est calme, personne qui court, personne qui klaxonne, je peux traverser sans regarder. Je me balade et je pourrais le faire à poil que ça dérangerait personne. Tout ces esclaves se réveillent et ils vont bientôt entamer leur journée de labeur, pour un salaire de misère. Moi je suis libre, personne ne me donne d’ordre, personne ! Je suis le roi du monde si je le veux.
11h00. Regarde moi tout ces bons à rien. Lui là, avec sa casquette PSG assis sur sa poubelle, il a pas changé de falzar depuis combien, 10 ans ? Tu veux du fric ? Dégages ! Je refuse catégoriquement de filer de l’argent aux clodos, ils me répugnent, j’ai pas envie de sponsoriser leur alcoolisme. Et puis ils donnent une sale image de ma ville, ils sont sales, il sont bruyants et mal polis. Ils ont cas aller bosser ces feignasses.
16h00. Je suis assis sur ce banc chaque jour, à la même heure, je vois toujours les mêmes têtes, les mêmes couples, les mêmes joggeurs, les mêmes petits culs. Les mêmes pigeons aussi, saloperies de rats sur pattes. C’est mon banc, venez pas me casser les couilles, c’est mon espace.
16h02. Bon c’est pas tout ça mais je dois continuer mon périple. Ce soir y’a concert !
18h00. Que ce bâtiment est laid, comme un vieux furoncle sur le visage d’une beauté. Le mec qui a dessiné l’Opéra Bastille, si je le choppe je lui enfonce son stylo dans la verge. Je suis fatigué, allez, encore 100 mètres et j’y suis. Encore un clodo, bon, celui là, si il me demande quelque chose je l’étripe… Ça va, il est totalement bourré, il m’a même pas vu. Je vais un peu plus loin, au cas où, et je m’assoie enfin. Je me roule une tige et j’attends.
Salut Raymond, ça fait une paye, comment tu vas ? Tu vas aussi au concert ? Tu te souviens de Murielle ?
C’est à dire que non, je ne crois pas me souvenir de Murielle, par contre c’est un tromblon, ça c’est certain. Et comment je vais ? Qu’es ce que ça peut te foutre, toi et ta morue ? Allez donc acheter votre programme et laissez moi téter ma clope peinard. C’est ça, fous moi le camp, bourgeois !
Bon, j’en étais où… Ah ! Ouais ! En voila un.
Bonsoir jeune homme vous auriez une petite pièce ?
Non, désolé monsieur, je n’ai malheureusement rien sur moi, vous m’en voyez désolé !
Quelle bande de radins ces gens, cons de riches.
-
-
Mots récents
-
Mots archivés
- octobre 2011 (8)
- septembre 2011 (2)
- août 2011 (2)
- juillet 2011 (6)
- juin 2011 (26)
-
Un peu plus
-
Liens
-
-
Ecoute
"Yes, It's Possible"
Sébastien Tellier -
-
Tous les Mots
- On se remet de tout
- Flash spécial
- En chantant Kumbaya
- Georgia
- Une petite fille perdue
- Tu l’as vu te sourire
- Un être humain
- Le club des étoiles
- J’ai besoin d’un signe
- Aujourd’hui tu te lèves
- Je suis le 16h
- Ce sont mes armes
- Ils vont m’abattre
- Le cadavre de trop
- Toujours le même casting
- Souffles tes bougies
- Pelote de laine
- Pleasure Minute
- Tampis pour Bambi
- Petit Louis
- Elle te plait ?
- Sa foi à la poubelle
- Une journée étrange
- Voisinage
- Attends la fin du film
- Un écureuil à Central Park
- Les feuilles dorment encore
- Perdition City
- Une journée sans et je plonge
- La vie est une boussole
- Avant de mourir
- Le tourbillon intégral
- Raymond
- Hétérosexuel de jour
- Le train N°17432
- Un monstre diabolique
- Sécheresse à Robstown
- Formule de courtoisie
- Les vagues de souvenirs
- La mascotte de l’université
- Un moment au square
- Les rêves c’est pour les enfants
- Déambulations nocturnes
- Missive perdue datée du 3 janvier 1921
-
Mots courants
adresse retour plaisir spectacle nom cheveu train homme sortie effet jour poil gamin rue mec journée soirée merci heure merde chien air parents ami rien voiture temps genre main université compte gens douleur matin fois bout bras monde année sens bateau vie problème cerveau téléphone tête gueule forme mot partie mal bouche personne bordel fenêtre porte moment état amour instant larme joie cours chose besoin espoir cas concert goût banc chambre maison ventre envie minute discussion femme idée type soir histoire mois question salle semaine lieu courage visage raison noir paix attente respiration nuit soleil herbe mur coup fond habitude regard voisin direction réveil champs souvenirs cliché chance existence midi chère permanence sentiment face quotidien souvenir événement bougie conscience fou putain cul cri rat baiser joints sac tranquillité école vacance fille racine fin perdition longue obligation souffle gages foutre jambe fric tripe accident trou pauvre passage cauchemar rêve cap point chute divorce journal petit bon bonheur blanche paris amis pipe corps guerre peur violence groupe tour bouleversement tendance chapeau quantité mémoire période odeur fuite Évidemment inégalité mort souffrance table intérêt choix angoisse phrase êtres art acte propos assoir pensée bureau jeu sorte manière lettre sujet colère livre magazine exemple travail silence esprit âme doute puits escalier pitié veille évidence prix étoile douceur millier plomb texte image doigt clochard solitude distance machine situation surprise dimanche million solution passé canapé portrait occasion planète société apparence fauteuil bière action vitesse
