Pourquoi ce chien tire autant sur la laisse, c’est stupide, il sait même pas où on va, en plus il s’étrangle cet abruti. Y’a rien à faire il changera jamais. Y’a que moi qui connais notre destination. On va au square, là où l’herbe fraichement tondue va bientôt connaitre les matières odorantes du monstre quadrupède. A 100 mètres de l’objectif, l’animal comprend et tire de plus belle. Pas de voitures à l’horizon, l’aire est tranquille, je le lâche. Vas-y l’ami, amuse toi avec tes congénères, je vais aller me fumer des clopes sur un banc.
L’endroit est rempli de familles monoparentales, des pères et des mères célibataires accompagnants leur rejeton, un vrai club matrimonial qui convient à tout le monde. Le papa cherche un cul à palper et éventuellement à consommer, et maman cherche le prince charmant qui l’aimera pour sa personnalité et qui la baisera le samedi soir après le talkshow de TF1. Pendant tout ce temps les bambins s’amusent et certains apprennent la gravité en se défonçant les genoux sur le gravier brulant.
J’ai aucun souvenir de ça moi, mes parents m’ont jamais amené dans des squares ou autres espaces de jeux. A vrai dire je me rappelle de peu de choses de mon enfance, y’a comme un trou dans le continuum espace temps. Je crois avoir pris des raclées, certainement méritées, puis j’ai divorcé de mes parents. Je me suis remarié avec des paradis artificiels, j’ai eu beaucoup de maitresses, chimiques et naturelles. Puis je me suis réveillé, toutes ces putes m’avaient trompé, elles m’avaient menti, dupé, projeté contre un mur, tous mes os se sont brisés. J’ai ouvert les yeux, 5 ou 6 années s’étaient écoulées. Mon père était parti, loin, il n’en reviendrait jamais. J’ai pas connu mon père. Je crois qu’il a essayé de m’embarquer pour aller pêcher mais je n’étais pas là, ça a dû lui briser le cœur. Je ne le saurai jamais. Il est loin et il n’en reviendra pas.
Le soleil tape fort aujourd’hui, j’appelle le chien et on rentre. J’ai besoin d’une aspirine.
-
-
Mots récents
-
Mots archivés
- octobre 2011 (8)
- septembre 2011 (2)
- août 2011 (2)
- juillet 2011 (6)
- juin 2011 (26)
-
Un peu plus
-
Liens
-
-
Ecoute
"Yes, It's Possible"
Sébastien Tellier -
-
Tous les Mots
- On se remet de tout
- Flash spécial
- En chantant Kumbaya
- Georgia
- Une petite fille perdue
- Tu l’as vu te sourire
- Un être humain
- Le club des étoiles
- J’ai besoin d’un signe
- Aujourd’hui tu te lèves
- Je suis le 16h
- Ce sont mes armes
- Ils vont m’abattre
- Le cadavre de trop
- Toujours le même casting
- Souffles tes bougies
- Pelote de laine
- Pleasure Minute
- Tampis pour Bambi
- Petit Louis
- Elle te plait ?
- Sa foi à la poubelle
- Une journée étrange
- Voisinage
- Attends la fin du film
- Un écureuil à Central Park
- Les feuilles dorment encore
- Perdition City
- Une journée sans et je plonge
- La vie est une boussole
- Avant de mourir
- Le tourbillon intégral
- Raymond
- Hétérosexuel de jour
- Le train N°17432
- Un monstre diabolique
- Sécheresse à Robstown
- Formule de courtoisie
- Les vagues de souvenirs
- La mascotte de l’université
- Un moment au square
- Les rêves c’est pour les enfants
- Déambulations nocturnes
- Missive perdue datée du 3 janvier 1921
-
Mots courants
adresse retour plaisir spectacle nom cheveu train homme sortie effet jour poil gamin rue mec journée soirée merci heure merde chien air parents ami rien voiture temps genre main université compte gens douleur matin fois bout bras monde année sens bateau vie problème cerveau téléphone tête gueule forme mot partie mal bouche personne bordel fenêtre porte moment état amour instant larme joie cours chose besoin espoir cas concert goût banc chambre maison ventre envie minute discussion femme idée type soir histoire mois question salle semaine lieu courage visage raison noir paix attente respiration nuit soleil herbe mur coup fond habitude regard voisin direction réveil champs souvenirs cliché chance existence midi chère permanence sentiment face quotidien souvenir événement bougie conscience fou putain cul cri rat baiser joints sac tranquillité école vacance fille racine fin perdition longue obligation souffle gages foutre jambe fric tripe accident trou pauvre passage cauchemar rêve cap point chute divorce journal petit bon bonheur blanche paris amis pipe corps guerre peur violence groupe tour bouleversement tendance chapeau quantité mémoire période odeur fuite Évidemment inégalité mort souffrance table intérêt choix angoisse phrase êtres art acte propos assoir pensée bureau jeu sorte manière lettre sujet colère livre magazine exemple travail silence esprit âme doute puits escalier pitié veille évidence prix étoile douceur millier plomb texte image doigt clochard solitude distance machine situation surprise dimanche million solution passé canapé portrait occasion planète société apparence fauteuil bière action vitesse
